The Green Inferno
Scénario 40
Réalisation 60
Acteurs 40
Audio 60
Image 100

Il est indéniable que les effets spéciaux sont d’un réalisme saisissant mais cela ne fait pas tout. On reste très loin d’un «Cannibal Holocaust» ou encore d’un «Hostel». Dans ces derniers il y avait une immersion dans l’angoisse et la peur

Summary Rating: 60.0% 60 Oui

The Green Inferno

Eli Roth revient derrière la caméra et nous offre un 4e film : Green Inferno. Intimement inspiré des films des année 80 tels que «La Montagne du Dieu Cannibale» ou l’excellent «Cannibal Holocaust», l’intention est claire : rendre hommage à ceux-ci et anoblir le genre «torture-porn». Un genre qui tend malheureusement à disparaître de la surface des toiles. Sous ces conditions, l’impatience et la joie se font ressentir pour les amateurs de canibalisme et de boucherie. Une fois les bonbons et les sacs à vomi distribués, c’est parti pour un voyage au cœur de l’enfer vert de sang.

***

THE GREEN INFERNO
Par Eli Roth
Avec Lorenza Izzo, Ariel Levy, Aaron Burns…
Le 16 octobre 2015 en e-cinema
Durée 1h40

Synopsis

Justine, étudie à New York à l’université Columbia, et est la fille d’un riche avocat travaillant aux Nations unies. Elle a remarqué Alejandro, chef d’un petit groupe de militants sur le campus, qui rêve d’accomplir quelque chose de grand, quelque chose qui durera après ses études. Il invite son groupe à le suivre jusqu’au Pérou, pour arrêter une compagnie pétrolière qui est sur le point d’exterminer une tribu d’indigènes, en cherchant à d’obtenir les droits du terrain sur lequel vit la tribu, afin de le déboiser. Justine n’est pas sûre de s’intéresser réellement à la protection de la forêt, mais elle veut se rapprocher d’Alejandro, et pense que l’aventure ne sera pas particulièrement périlleuse. Elle rencontre les autres membres du groupe parmi lesquels Jonah, Daniel, Amy, Samantha, Lars, Kara et quatre autres étudiants. Une fois sur place, malgré des tensions, la mission est un succès. Mais sur le trajet du retour leur avion de fortune s’écrase en pleine forêt. Les survivants vont être confrontés aux dangers de l’Amazonie mais surtout à la tribu qu’ils tentaient de protéger, qui est en réalité cannibale…

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Eli Roth a toujours soigné sa mise en scène. La qualité s’étend même sur les séquences faite sur la forêt amazonienne. Mais revenons sur l’aspect primordial de ce film. Les séquences de tortures, de découpage, de cannibalisme sont jouissives. Le premier festin démontre le niveau des effets spéciaux. On y voit un homme dont on extirpe les yeux de ses orbites, puis on lui coupe méticuleusement sa langue, pour enfin finir démembré, décapité et cuisiné ! C’est un vrai plaisir tant cela semble réel. Eli Roth insuffle à ces passages un sentiment de joie et non un acte de pure méchanceté de la part des indigènes. Ce festin dévient un moment de partage et de convivialité comme a pu l’être la scène du restaurant où le père de Justine déguste un bon steak bien saignant. Cela place le spectateur dans un voyeurisme malsain presque assumé. Seulement voilà, si sa mise en scène tend à nous déstabiliser, elle est aussi son point faible sous d’autres aspects.

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Il faut presque la moitié du film pour que le réalisateur mette en place le décor et les personnages, qui sont handicapés d’un jeu sans mérite des acteurs (mise à part l’envoutante Lorenza Izzo dans le rôle de Justine). Et quand viennent les scènes de boucherie, l’immersion dans l’horreur est compromise par des scènes comiques «potaches». La magie n’opère malheureusement pas. Cette sensation d’angoisse est remplacée par l’indifférence face au cauchemar que traversent ces jeunes «activistes» et ces séquences barbares. Sa critique même de l’«activisme» de ces jeunes n’est pas assez poussée et développée. La nostalgie de son écriture acerbe dans nos sociétés modernes et de ses pratiques déviantes tend à apparaitre.

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CONCLUSION

Il est indéniable que les effets spéciaux sont d’un réalisme saisissant mais cela ne fait pas tout. On reste très loin d’un «Cannibal Holocaust» ou encore d’un «Hostel». Dans ces derniers il y avait une immersion dans l’angoisse et la peur. Cela amplifiait l’horreur et le malaise. Eli Roth nous gratifie souvent d’une seconde lecture critique et approfondie des déviances produites par nos sociétés contemporaines apportant une certaine plus value à ses réalisations. Green Inferno en est dépourvu. Cependant les fans de giclée de sang, de découpage et boucherie seront servis. Sur ce point Eli Roth a su rendre hommage au opus du genre.
Estomac fragile s’abstenir…

BANDE-ANNONCE VOST FR

Afin de proposer une expérience «ultime» aux fans de «found fountage», FilmoTV offre à tous ceux qui auront loué Green Inferno, le film dont il s’est en grande partie inspiré, Cannibal Holocaust !

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