Aujourd’hui, c’est Berty qui nous propose sa critique du film « Killing Bono ».


KILLING BONO
De Nick Hamm
Sortie le 3 août 2011
Avec Ben Barnes, Robert Sheehan, Pete Postlethwaite…


Franchement, si cette histoire n’était pas réelle, on aurait du mal à y croire. Pourquoi ? Parce que Neil McCormick est tout simplement le personnage le plus poissard de la Terre. Un spécialiste de la mauvaise décision. C’est bien simple, on a l’impression que chaque fois qu’il fallait aller à droite, il est allé à gauche. Et ce tout au long de sa vie. Un tel personnage ne devrait exister que dans des comédies énormes. Hélas, il est bel et bien réel.

En 1976, McCormick snobe l’annonce publiée par Larry Mullen dans son lycée « Batteur cherche musiciens ». Paul Hewson, lui décide d’y répondre. Et Ivan, le frère de Neil aussi. Et quand Paul, qui n’est pas encore Bono, dit à Neil que le groupe veut Ivan à la guitare, Neil refuse, prétextant qu’il va également monter un groupe. C’est le début d’une vie passée à courir après la gloire et à prendre de mauvaises décisions en réaction au succès de U2.D’un pacte louche avec un mafieux local, jusqu’à lla coucherie avec la femme de son manager, Neil McCormick ne s’évite aucun faux pas, comme s’il ne voulait se donner aucune chance d’obtenir ce qu’il désire par dessus tout. Franchement, pour se faire remarquer, il y a mieux que de monter un petit concert le même jour que l’évènement mondial qu’était Live Aid.

Avec une évidente tendresse pour ses personnages, Nick Hamm nous fait alors suivre les tribulations des deux frangins, de plus en plus familiers avec la loose alors qu’en parallèle, Bono et ses potes deviennent des stars mondiales. Porté par un Ben Barnes moins glamour que dans la franchise Narnia, KILLING BONO propose également une visite hilarante des années 80 et de tous leurs excès de frime. Le destin des frangins McCormick pourrait virer à la tragédie tant ils sont passés à côté de leur potentiel pour de mauvaises raisons (dès le début, Bono ne cesse de leur tendre des perches pour les aider à percer), mais Hamm a l’intelligence de ne pas appuyer là où ça pourrit faire mal et garde à l’esprit que tout ça n’est qu’une farce. Il n’empêche qu’un tel destin, il faut un sacré second degré pour pouvoir l’accepter sans broncher.


Dans les raisons d’aller voir le film
– Une histoire vraie totalement incroyable
– Une interprétation parfaite
– La découverte de l’envers du mythe U2

Ce qui peut rebuter
– Parfois un peu long. Le film aurait mérité 20 minutes de moins.
– Évidemment, il ne faut pas être allergique à U2.
Mon buzz : 3/5




Longue vie à BBBuzz.

Le Berty.




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BB

Créateur et Rédacteur de bbbuzz.fr. Fan de comics, je suis ce qu'on peut nommer un gros geek barbu.

1 Comment

    t aller voir ça sans moi!! t nul!!

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