Berty nous livre sa critique de la planète des singes : les origines.


LA PLANÈTE DES SINGES : LES ORIGINES
Titre original : Rise of the Planet of the Apes
De Rupert Wyatt
Sortie le 10 août 2011
Avec James Franco, Freida Pinto, John Lithgow…


Les singes sont de retour et ils ne sont pas contents. Franchise historique du cinéma fantastique, LA PLANETE DES SINGES s’offre un prequel censé nous expliquer l’origine de la prise de pouvoir simiesque de notre planète. A ce titre on pourra être frustré par la fin du film qui laisse un peu sur sa faim, mais il sera temps d’y revenir plus tard.

Comme dans tout bon film relatant une expérience qui dégénère, tout commence par de bons sentiments. Un scientifique dont le père est atteint par la maladie d’Alzeimer élabore un remède qu’il teste d’abord sur des animaux. Des singes, en l’occurrence. Mais s’il avait pris soin de regarder PEUR BLEUE, il saurait que cette solution ne mène à rien de bon. Car César, le singe rendu intelligent à la suite d’une manipulation génétique, ne va pas longtemps se satisfaire de son statut d’animal de compagnie. Et dès qu’il va souffrir du comportement humain au sein d’un refuge qui a tout d’une prison, il va cesser d’être une bête savante pour devenir un être de pensée. Et la seule pensée qui va l’obséder est de retrouver sa liberté. A n’importe quel moyen. Et le spectateur d’assister à son combat pour liberté auquel il associe tous les autres primates du refuge.

La réussite du film réside bien évidemment dans le tour de force des effets spéciaux. Grâce à la performance d’Andy Serkis et au procédé de performance capture, César et les autres singes sont criants de vérité. Un peu trop même parfois, tant la ressemblance avec les êtres humains se fait parfois criante. Il n’en demeure pas moins que les émotions transmises par le regard du comédien frappent en plein cœur. Car si les effets spéciaux ont beaucoup fait pour a promotion du film, son scénario ne délaisse jamais le côté humain, ou plutôt singe. Très vite, on prend fait et cause pour les primates qui aspirent juste à être traité dignement. Et finalement, dès qu’un humain se fait corriger, c’est un étrange sentiment de bonheur qui s’empare du spectateur. Encore une fois, ceci est le résultat de l’incroyable force émotive des singes rendue possible par la performance capture.

Bien sûr, e scénario appuie sur la corde sensible en humanisant au possible César et en provoquant une forte sympathie pour son personnage. Le procédé est simple mais jamais putassier et surtout, le film évite de justesse à ne pas tomber dans la fable moraliste. Et c’est déjà pas mal de la part de Rupert Wyatt quand on se rappelle que la version de Tim Burton restera comme le pire film de sa filmographie. Le casting humain a le bon goût de ne pas en rajouter. Freida Pinto reste cantonnée au rôle de la jolie fiancée du héros, lequel, en la personne de James Franco, sert de relai émotionnel au spectateur.

Une fois la cavalerie lancée, la révolte des singes reste parfaitement crédible. En revanche, le film se termine sans expliquer comment les primates se sont réellement emparés de la planète. Car on se demande comment en 2011 une bande de singes énervés pourrit faire chuter gouvernements et systèmes économiques à l’échelle planétaire. Il y aura peut-être un deuxième volet pour raconter tout cela. En tout cas, la filiation avec le film original avec Charlton Heston est bien présente. Car on assiste bien au décollage de la fusée, et de sa perte de contact, qui abrite les astronautes que l’on retrouvera dès années plus tard, quand les singes règneront. Clin d’œil bien sympathique d’un film qui tient ses promesses. Divertir en distillant un minimum d’émotion.

Les pour
– Un scénario qui n’oublie pas l’émotion
– Des effets spéciaux incroyables et la performance d’Andy Serkis.
– Aucun temps mort
– Le running gag, pas si innocent, du voisin

Les moins
– Une fin un peu frustrante
– Pas loin de la fable moralisante

Mon buzz : 3,5/5



N’hésitez pas à laisser votre avis, bon film à vous.

Le Berty




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BB

Créateur et Rédacteur de bbbuzz.fr. Fan de comics, je suis ce qu'on peut nommer un gros geek barbu.