Annotte nous propose sa critique de la Guerre des boutons…


LA GUERRE DES BOUTONS
De Yann Samuell
Sortie le 14 septembre 2011
Avec Eric Elmosnino, Mathilde Seigner, Fred Testot…

« La Guerre des Boutons », roman français écrit par Louis Pergaud datant de 1912, lu et relu par nos parents et grands-parents… Bientôt 100 ans que l’histoire de ces petits gars du village de Velrans qui mènent la vie dur à ceux du village de Longeverne existe et traverse les générations. En 100 ans, 5 adaptations cinématographiques !

Celle de Yann Samuell est la 4ème en date. Les 2 clans se font la guerre au lance-pierre, on est dans les années 60 et une fille vient se glisser du côté des Longeverne. Lebrac, chef de ce clan, est son voisin et succombe peu à peu aux charmes de « Lanterne », ce garçon manqué plein de réparti, et doué en orthographe en prime… Lebrac lui doit remplir les tâches de son père qui a quitté la ferme familiale. Sa mère, jouée par Mathilde Seigner, ne le laisse pas dîner tant qu’il n’a pas nourri les bêtes, et tant pis pour les études… A l’école Lebrac reste plus tard que ses camarades, en retenue, à cause de ses quelques réflexions provocatrices…. Mais perspicaces ! Son seul moyen de se libérer, il le trouve quand il reprend son rôle de « général des armées », très bon tacticien sur ce plan, il mène les Longevernes au front et remporte quelques batailles.

Jusque là, rien d’original dans cette version de La Guerre des boutons. L’histoire est même simplifiée par rapport au roman ! Lebrac ne devient pas politicien républicain comme on n’a pu le voir dans la 2ème adaptation cinématographique d’Yves Robert il y a 50 ans… Aujourd’hui, Lebrac se bat pour la liberté et l’indépendance après avoir lu la définition dans le dictionnaire… La stratégie d’arracher les boutons des vêtements de l’ennemi n’est plus qu’un détail dans cette édition, le rôle des adultes est lui aussi très réduit, excepté pour les 2 instituteurs (Alain Chabat et Eric Elmosnino) qui furent chefs de clan à leur époque…
Grosse déception pour Fred Testot, le Curé du village qui certes, rien que dans le fait d’être homme d’église fait sourire ! Malheureusement la plupart de ses scènes ne sont là que pour l’ironie de la situation, des parenthèses qui ne prennent pas vraiment…

Finalement l’histoire, on la connaît… la seule distraction qu’on apprécie et qu’on aime retrouver durant tout le film, c’est le fameux « P’tit Gibus », le plus jeune de la bande, toujours aussi naïf et attendrissant avec ses fautes de français. Mais là encore, on aimerait entendre cette réplique culte en le voyant cavaler tout nu après une bataille gagnée : « Si j’aurais su, j’aurais pas venu ! ». Cette phrase a surpassé le roman puisqu’elle est tirée du film d’Yves Robert (1962) et n’a donc pas pu être reprise…
Souvenir d’enfance, cette fameuse chanson entonnée par P’tit Gibus : « mon pantalon, est décousu… si ça continue on verra l’trou… ». Je deviens peut-être vieux jeu mais celle-là aussi manque…

Évidemment, d’autres répliques viennent rythmer le film mais c’est le jeu des enfants qui fonctionne sans doute le mieux. Pour une fois que les têtes d’affiche ont le second rôle ! Un film pour tous les âges sans aucun doute, peut-être plus facile à apprécier pour les plus jeunes qui n’ont pas eu l’occasion de lire le roman ou de voir les précédentes adaptations.

En résumé, il faut aller voir « La Guerre des Boutons » parce que :
– P’tit Gibus est parfait
– On revisite un grand classique qui a fait ses preuves
– Quelques répliques cultes à découvrir ou redécouvrir

Mais…
– Fred Testot en curé c’est drôle mais il ne fallait pas en abuser
– La méchanceté derrière le chef des Velrans est dérangeante
– L’original reste indétrônable !

Mon Buzz : 2,5/5



5 adaptations cinématographiques, c’est pas mal pour un roman… Et vous, vous avez préféré laquelle ??

Xoxo
Annotte.

BB.


About Author

BB

Créateur et Rédacteur de bbbuzz.fr. Fan de comics, je suis ce qu'on peut nommer un gros geek barbu.

2 Comments

    Rien à dire sur ta critique elle adéquate… Il aurait dû plus travailler sur les répliques des personnages en général afin de détrôner l’indétrônable (film d’Yves Robert). C’est je pense un bon moyen de faire des films cultes (cf. films de Tarantino et surtout Michel Audiard).
    Il y aussi un bonne équilibre entre le jeu d’acteur (surtout les improvisations) des enfants et celui des parents (avec un bémol pour l’idylle inachevée entre les personnages de Canet et de Casta)…

    Sauf que toi tu parles de la « Nouvelle » Guerre des boutons !! Mais apparemment, voir l’un, c’est quasiment voir l’autre…

Comments are closed.