Warhorse studio a eu la gentillesse de nous faire parvenir une early version (alpha) de son prochain titre – Kingdom Come: Deliverance. Il s’agit d’un RPG Open-World Médieval (pas de multijoueur prévu) qui se veut être le plus réaliste possible. Un genre à lui tout seul ? D’une certaine manière, c’est un peu le cas car les jeux qui se déroulent dans le même type d’environnement ont soit des features très irréalistes (souvent pour le bien du gameplay et l’accessibilité), soit se mêlent avec de la magie et autre « poneys fantaisistes ». Il en existe, mais ce n’est pas un genre très exploité par les titres AAA. Il faut savoir que ce titre est un projet Kickstarter qui a soulevé environ 1.423.657 euros à la fin de sa campagne de levée de fond initiale (et encore un peu plus par la suite). Découvrons ensuite un peu plus de ce titre au temps des chevaliers.

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KINGDOM COME: DELIVERANCE
Développé par Warhorse Studio
Sortie en fin 2016
Type RPG Open World Medieval
PlayStation 4, Xbox One, Microsoft Windows

Pourra-t'on affronter des envahisseurs d'autres pays ?
Pourra-t’on affronter des envahisseurs d’autres pays ?

UN MOTEUR CRYENGINE 3 AU TOP !

Pour précisions, nous ne faisons pas ici un test du jeu, mais nous donnons simplement un avis sur son alpha/early access. Kingdom Come: Deliverance utilise le CryEngine3, moteur développé par Crytek, studio à l’origine des Crysis. Des jeux réputés pour faire brûler les GPU les plus tenaces (en leurs temps). On pourrait donc s’attendre à être émerveillé devant un titre réutilisant ce même moteur et, c’est bel et bien le cas. Les décors sont superbes ! Les forêts et les champs sont incroyablement réalistes. À tel point qu’on en vient rapidement à se perdre au sein d’une forêt si on ne prend pas de repères (Mode orientation à la Koh Lanta).
Notre configuration de test était doté d’un i7 920 (certes un peu daté mais toujours solide), une R9 290X et 8go de DDR3 Gskill. Pour avoir un framerate correct nous avons passé les options en élevées en 2560×1080 (le jeu supporte nativement le 21/9e ce qui est un bon point pour les possesseurs de moniteur ultra wide). Alors, les décors et paysages sont techniquement superbes, mais les personnages ça donne quoi ? C’est assez différent. Les quelques personnages que nous avons pu apercevoir (et également notre avatar mais on revient dessus plus tard) sont… plutôt moches. Pas en terme de modélisation ou de texture, mais c’est un peu comme si dans un RPG ou MMO ou avait cliqué sur aléatoire à la création. Bien sur peut être qu’au 15ème siècle les gens avait des têtes de frankenstein (hey on dit le monstre de Frankenstein nia nia… Oui oui ta g… chut… pardon) et des dents à la jacquouille. C’est réaliste alors ? Définitivement oui ! Ce parti pris se révèle également sur la direction artistique du titre, ici pas de cell shading, pas d’exagération ou autre, on vise la précision et le réalisme.

Va falloir jouer au Petit Poucet pour ne pas se perdre...
Va falloir jouer au Petit Poucet pour ne pas se perdre…

LE GAMEPLAY

Les effets sonores sont sympathiques sans être transcendants, il en va de même pour les musiques ainsi que la VO. Kingdom Come: Deliverance est entièrement doublé. Il semble (en tout cas dans cette version preview) qu’on ne puisse pas choisir le moindre élément concernant notre avatar. On pourrait comprendre qu’en terme de budget, permettre un choix entre la gente masculine et féminine revient simplement à doubler le nombre de dialogues à enregistrer au minimum. En revanche, l’édition de l’aspect physique ne devrait pas être un luxe. Peut-être pour la version finale ? Outre cela, l’aventure démarre par une narration de l’histoire en cours durant le chargement (à la manière de The Witcher 3 par exemple). Plutôt pratique pour faire patienter et rappeler l’intrigue (en cas de longue pause) au joueur. Encore une fois, il s’agit là d’une version alpha et nous démarrons donc l’aventure à un point sans doute différent dans un soucis de démonstration. Après une petite cut-scène nous sommes libres de parcourir le monde ! Le jeu se déroule à la première personne et il n’y a pas de possibilité de switch à la troisième personne. Nous voyons notre personnage lors des dialogues, lorsque l’on ramasse des ingrédients et dans l’inventaire. Ce dernier permet d’équiper notre avatar. En plus des emplacements traditionnels (bottes, gants, casque etc) on peut rajouter des couches supplémentaires d’armures.
Plutôt sympa ! À l’instar d’un Elder Scrolls, chaque PNJ peut être détroussé une fois éliminé. De même, ils ont leurs propres petite vie quotidienne ce qui ajoute à l’immersion déjà présente par le cadre du jeu. Le système de justice est un peu similaire, confronté à un garde on peut tenter de le corrompre, se battre, fuir etc. Ce système est applicable aux autres personnages, on peut tenter l’intimidation par exemple, afin d’obtenir des renseignements (« Baisse les yeux j’te dis, baisse les yeux ! »). C’est une façon de progresser dans l’enquête que notre personnage est censé effectuer dans cette version Alpha. Chaque PNJ a ses propres réactions à vos tentatives ce qui est un bon point.

Cool ! Des paysans ! Allons les détrousser !
Cool ! Des paysans ! Allons les détrousser !

ET LES COMBATS ALORS ?

Kingdom Come: Deliverance risque d’attirer des joueurs non pas seulement par les éléments ci-dessus, mais bien par son système de combat. Encore une fois, c’est le réalisme qui est de mise (il commence à nous saouler celui la avec son réalisme #JaiUnVocabulaireLimité !). Ici pas de 1 contre 6 avec du Two steps from hell en fond ou le joueur s’en sort facilement sans aucune égratignure en mashant les boutons. Que nanti Monseigneur ! L’interface principale représente votre jauge de vie ainsi que votre jauge d’endurance. Chaque action qu’il est possible d’effectuer: attaque d’estoc, verticale/horizontale, parade, feinte, courrir, saut vont puiser dans cette barre. Il faudra donc bien gérer vos ressources. Le poids des coups est plutôt bien rendu parmis le panel d’armes proposés (épée longue, courte, masse, bouclier, arc etc). Bloquer avec le bon timing par exemple vous donnera la possibilité d’effectuer une contre-attaque puissante. Tout ceci se faisant à la première personne, on appréciera par exemple lors du blocage avec le bouclier, le fait que notre personnage ne voit plus l’adversaire, sa tête étant derrière le bouclier regardant vers le bas. L’immersion est garantie !

Caroline ? Marie ? Laura ? Vous êtes là ? C'est moi Charles Ingalls !
Caroline ? Marie ? Laura ? Vous êtes là ? C’est moi Charles Ingalls !

[infobox style=’strong’ static=’1′]D’ici la sortie officielle, on peut s’attendre à beaucoup d’améliorations et d’ajouts de fonctionnalités. À noter que nous avons eu de nombreux bugs d’IA et de chargement de modèles/textures, mais cette version étant très loin de la version finale, c’est tout à fait normal. Kingdom Come: Deliverance devrait être disponible cette année sur PC et une version PS4/XBoxOne est également au programme. En conclusion nous pensons qu’il a un potentiel très important et que si le produit final est un jeu sandbox bien poli et bien rempli, on aura entre les mains un gros hit ![/infobox]

Cet aperçu vous a donné envie ?
Sachez que la Béta de Kingdom Come: Deliverance est maintenant ouverte à tous alors n’hésitez pas une seconde. Rendez-vous sur www.kingdomcomerpg.com !

Kingdom Come: Deliverance – Beta Access Trailer

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Miguelito

2 Comments

    Merci pour la preview, je ne connaissais ce jeu jusqu’à présent.
    Par contre, cela aurait été pas mal d’avoir des images hd pour mieux se rendre compte de la réalisation.

      Très bonne idée Houssonmetong. J’ai fait une mise à jour. Les visuels sont maintenant en HD. 😉

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