C’est dans le cadre très cosy du Royal Montceau que la projection de 13 hours s’est déroulé. Le dernier film de ce genre réalisé par Michael Bay était Pearl Harbor. C’était une bonne réalisation dans son ensemble mais avec un peu trop d’héroïsme guimauve, de ralentis et une tendance vers le pro-américanisme et des super soldats comme le personnage de Ben Affleck. Espérons que cela ne soit pas le cas pour cette histoire inspirée de fait réelle.

***

13 HOURS
Titre original : 13 Hours : The Secret Soldiers of Benghazi
Par Michael Bay
Avec John Krasinski, James Badge Dale, Max Martini…
Le 30 mars 2016
Durée 2h24

Synopsis

Le 11 septembre 2012, 11 ans jour pour jour après les attentats du 11 septembre 2001, des terroristes attaquent un camp de l’armée américaine et une agence de la CIA à Benghazi, en Libye. Quatre Américains sont tués, dont l’ambassadeur des États-Unis en Libye J. Christopher Stevens. Cette attaque est repoussée par six agents de sécurité. Leur combat a duré 13 heures. Ceci est une histoire vraie.

*** BANDE-ANNONCE VOST ***

DU CHAOS ET DE LA TENSION

L’histoire du film est judicieusement construite. Avant de rentrer dans le vif du sujet, Michael prend le temps de présenter l’état des lieux de Benghazi (Libye). Il nous mets dans le bain avec les murs criblés d’impact de balles, une première altercation avec les extrémistes locaux et aussi la tension interne avec le responsable de la CIA. Ces points de tensions sont de plus en plus cadencés à mesure que le film avance. Sans se rendre compte, on se retrouve de plus crispé sur notre siège tellement le réalisateur distille à merveille ces scènes (courses poursuites en voiture, tensions entre ces soldats d’élite et les agents de la CIA, avec les habitants…).
Il est vrai que de savoir que le pire est à venir n’arrange rien. Le réalisateur réussi à le mettre en scène avec les différents facteurs et les acteurs qui vont aboutir à cette tragédie (l’imprudence des agents de la CIA et des agents de sécurité de l’ambassadeur, les surveillances par certains habitants…). La tension monte monte MONTEEEE ! Ainsi le film glisse petit à petit vers la partie « Fort Alamo » du film. Et même dans cette phase les vagues incessantes des djihadistes maintiennent le rythme.

13-Hours_image01_BBBuzz

DE LA TESTOSTÉRONE SOBREMENT DISTILLÉE

Aure point en faveur de cette réalisation est la construction des personnages. Michael Bay s’est abstenu (en grande partie) de nous pondre des personnages exclusivement fait de testostérones et d’héroïsme pro-américain. On évite un Pearl Harbor OUF !
Bien que l’on voit des soldats transpirants et huilés par leurs séances d’exercices ou de leurs interventions tout aussi musclées, les quelques scènes où ils parlent avec/de leurs familles apportent une note touchante. Ces soldats ne sont pas (totalement) indestructibles. Ils critiquent, pleurent et désespèrent. Ce film sait rester sobre de tout héroïsme et patriotisme. On pourrait y voir même un critique orientée vers le gouvernement américain et les alliés occidentaux. Il nous évite aussi la niaiserie d’une histoire d’amour sortie de derrière les fagots. Ces soldats d’élite sont des pro qui savent se montrer tout aussi humain que touchant.

13-Hours_image02_BBBuzz

CONCLUSION

[infobox style=’bold’ static=’1′]Michael Bay signe ici un film plutôt réussi. Son style reste reconnaissable mais il n’y a que le meilleur. On n’a pas trop de ralenti, de personnages incassables ou des histoires d’amour mal maîtrisée. Oui il y a de l’héroïsme, ils ont quand même tenu 13 heures les petits gars. Cependant l’absence de la surdose de ralenti, d’une bande son « pro-patriotisme », de scènes sacrificielles 1 contre 200 en font un film réaliste. 13 hours est un bastion où se mêle action, tension et émotions.
[/infobox]

About Author

Mak' Kak

Rédacteur sur bbbuzz.fr, c'est notre mascotte, notre petit hipster !